« La figure du musulman n’est pas devenue par hasard l’altérité adverse fondamentale de l’Europe, synthétisant dans sa seule image tentaculaire l’ancienne peur de l’explosion démographique des non-Blancs. On peut résumer, de façon caricaturale mais signifiante, en quatre grandes étapes la mutation du regard européen sur l’islam: le regard fasciné, surtout caractéristique du XIXème siècle, le regard méprisant, caractéristique du XXème siècle, puis le regard effrayé à partir des années 1980 et enfin, aujourd’hui, le regard paranoïaque. Dans les trois premières situations, le musulman était un objet de fascination, de mépris et d’effroi parmi d’autres, à côté de l’Arabe, du Noir, de l’Asiatique, de l’étranger, de l’immigré. Au XXIème siècle, le musulman devient – c’est du moins ce que nous voulons faire observer – la figure centrale de l’altérité indésirable, inassimilable, et par surcroît douée du désir d’anéantir l’Europe. Les autres figures, du Noir ou de l’Arabe par exemple, font toujours l’objet de mépris et de crainte, mais même si elles sont visées, elles ne le sont plus en tant que telles; elles sont devenues transparentes à ce nouveau regard fixé sur l’islamité. »
The picture was taken on Shuhada Street in Hebron. As Ms. Castelnuovo recalled it:
The streets were mostly empty. I stopped to photograph some settlers marking the Jewish holiday of Purim. They were passing around a bottle of wine, toasting the holiday, nothing out of the ordinary. I noticed a Palestinian woman walking along the shut-down stores. A group of settlers were walking in the middle of the street in the opposite direction when one of them took a step towards her. I instinctually raised the camera.
She didn’t scream or stop, she hurried up the street and vanished around the corner. I was left angered and saddened — as if the wine hit me.
— Pourquoi s’en prendre d’abord aux Rroms ? - [Résistances et romanitude]
Même sans prendre en compte ces coûts supplémentaires, la somme consacrée chaque année aux expulsions s’établit à 533 millions d’euros ! Ainsi c’est plus d’un demi-milliard d’euros qui est affecté à cette politique chaque année. En les comparant au nombre de reconduites forcées réalisées chaque année (20 000 en 2008), on constate que chaque expulsion coûte près de 27 000 euros.
Les sommes considérables engagées aujourd’hui par les pouvoirs publics sont un indice des moyens démesurés et disproportionnés employés pour atteindre les quotas d’expulsion fixés chaque année. Coûteuse et à bien des égards inefficace, l’application de la politique du chiffre entraîne nécessairement une réduction des droits des étrangers et des atteintes graves aux droits fondamentaux de la personne humaine.
L’allongement de la durée de rétention, l’augmentation du nombre comme de la taille des centres de rétention, la systématisation de l’enfermement, l’importance des moyens consacrés à la politique du chiffre, révèlent la construction d’une machine administrative à expulser.
"The new Arizona law requires that all police officers with a reasonable suspicion that an individual might not be in our country legally, must demand to see that person’s papers.
It also requires that each person who has immigrated carry those papers at all times or be in violation of the law themselves.
It even creates a private right of action that allows anyone, from an ordinary citizen to the Minutemen, to file suit against individual law enforcement officers who they believe are refusing to enforce the new act.
The new law makes anyone with brown skin, anyone who looks like he might be from Eastern Europe, the Irish guy who works behind the bar at a pub, anyone with an accent - frankly anyone who looks the least bit like they might be an immigrant - subject to the demand: “Papers please.”
Let’s be clear. In a free society people should never have to worry that the plainclothes police officer around the next corner has the right - even the obligation - to demand to see their papers simply because they have brown skin or are chatting with their friends in Spanish, or Polish, or Italian.
"— Robert Creamer: The Arizona of 2010 Is the Alabama of 1963
CPF, FDS, Suédois, dhimmitude… Apprenez le vocabulaire des nouveaux xénophobes et racistes grâce à ce petit lexique. Histoire de repérer dans quel genre de forum ou de site extrêmiste vous pouvez parfois tomber…
— [Europe Solidaire Sans Frontières] Suisse : le terreau de l’initiative anti-minarets
Interrogé sur l’opportunité d’organiser un débat sur l’identité nationale par France 2, l’élu le juge «indispensable». Avant de déraper: «Il est temps qu’on réagisse, parce qu’on va se faire bouffer». «Par qui?» lui demande-t-on. Petit rictus. «Y’en a déjà dix millions», «dix millions que l’on paye à rien foutre», répond-il. A RTL, qui lui demande s’il pense qu’il «y a trop d’immigrés», il précise sa pensée: «sérieusement, je le crois».
La réaction de Jean-François Copé, président du groupe UMP à l’Assemblée Nationale, interrogé ce mercredi par RTL sur ce dérapage, laisse pantois. «On va libérer la parole. Point. Et moi j’estime que ces sujets, c’est parce qu’on n’en a pas parlé pendant trop longtemps.»
"— Le dérapage d’un maire UMP lors d’un débat sur l’identité nationale - Libération


