Une aventure de Cyrano

Une anecdote illustrera ce que le siècle du Roi-Soleil comporte de rationalisme naissant, climat favorable à la fin du sexocide des sorcières. Cyrano de Bergerac, appartenant à un de ces cénacle libertin (dans un sens qui signifie “de libre pensée”), demanda un jour à partager pour une nuit la cellule d’un homme qu’on venait d’arrêter comme coupable de s’être rendu au sabbat.

L’accusé, qui n’avait pas subi la question, s’affirmait capable de se rendre à l’assemblée des sorcières de n’importe quel endroit où il fût. Cyrano résolut de veiller jusqu’à l’aube pour constater un fait aussi curieux. Son compagnon, le soir, s’enduisit le corps d’une certaine pommade “qui lui permettait de s’envoler”, dit il, et s’endormit. Au matin, il demanda au gentilhomme : “eh bien, as-tu vu le Grand Cornu ? Que t’a-t-il dit ?”

Quand Cyrano lui jura qu’il n’avait pas bougé de toute la nuit, l’homme se fâcha est le traita de menteur, jurant que Cyrano l’avait accompagné au sabbat.

Cette histoire prouve que les accusés furent assurément, plus d’une fois, complices de leurs persécuteurs. Nous sommes d’autant plus convaincus de la véracité de cette histoire et du détail de l’onguent magique, qu’aujourd’hui nous en savons d’avantage sur ces drogues qui font “planer”.

Extrait du livre Le sexocide des sorcières, Françoise d’Eaubonne, éditions L’esprit frappeur, 1999

"‎Ce n’est pas un hasard si Yahvé, le premier dieu sans déesse, préfère ce boucher d’Abel lui offrant des bestiaux égorgés au doux Caïn cultivateur. Surprise ! Ce sera Caïn le fratricide ! C’est sans doute que le peuple des cultivateurs adore la Grande Déesse, mère de la Fertilité/Fécondité, et que l’art de cultiver la terre reste l’apanage féminin."

— Le sexocide des sorcières, Françoise d’Eaubonne

drakecaperton:

exclamationmark:

vintagegal:

“Depart pour le Sabbat” by Albert-Joseph Pénot

drakecaperton:

exclamationmark:

vintagegal:

“Depart pour le Sabbat” by Albert-Joseph Pénot