Greguti's Tumblr

Ce Tumblr me sert de carnet de notes et de citations au gré de mes lectures et balades sur le web. Vous y trouverez :

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En Turquie, l’offre politique est à la fois abondante et limitée. Le parti pour la paix et la démocratie (BDP) se positionne en faveur d’un État providence et adopte des positions sociales qui séduisent beaucoup de manifestants. Mais il demeure un parti d’obédience kurde, relais du PKK au parlement turc, et peine à élargir sa base. Créé par une militante transsexuelle, le parti écologique est très en pointe dans l’animation du parc Gezi, mais ne dépasse pas les 2 % lors des échéances électorales. L’extrême droite a obtenu 13 % aux élections de 2011, un score important mais insuffisant pour imposer ses vues. Le véritable rapport de force se pose donc entre l’AKP (près de 50 % des voix aux législatives de 2011 et 326 députés) et le CHP (25,9 % des voix, 135 députés), qui tente de faire sa mue pour se remettre du naufrage de la dernière décennie.

Bonjour à tous,

je souhaite vous expliquer les raisons qui me feront voter pour Florence lors de l’assemblée générale EE-LV de ce samedi 8 juin 2013 pour désigner notre candidat aux municipales à Paris en 2014.

J’ai rencontré Florence fin 2009, lorsque j’ai commencé à fréquenter les réunions publiques organisées par le groupe local du 14ème arrondissement. J’étais poussé là par l’appel de Cohn-Bendit qui entendait, à l’époque, “faire passer la politique du système propriétaire à celui du logiciel libre”. Le geek en moi était ravi : enfin une organisation politique qui avait compris l’importance du modèle de développement collaboratif issu du monde de l’informatique non commercial. Quels trésors de libertés, d’initiatives et d’innovations sociales pouvait-on espérer avec de telles prémices ? Pour la première fois, j’envisageais donc de me frotter à la politique.

J’étais ravi, lors de ces premières réunions auxquelles je participais, de constater que personne ne me demandait d’adhérer à quoi que ce soit, il s’agissait d’individualités qui s’agrégeaient, au niveau local, Verts ou pas Verts, transfuges d’autres partis encore indécis, militants associatifs ou simples curieux comme moi. Wow, de la politique autrement, pour de vrai !

Parmi la poignée des membres les plus actifs du groupe, j’ai tout de suite remarqué Florence, pour sa gentillesse, son ouverture d’esprit, son humour, son accueil toujours chaleureux (que de réunions organisées chez elle !), et pour cet étonnant entrain à débattre de n’importe quel sujet, faisant preuve à ces occasions d’une culture générale qui forçait le respect. 

J’ai fini par adhérer au nouveau mouvement EE-LV. Florence fut l’une des raisons de cette adhésion, de même que l’infatigable Pierre Bissery. Avec une équipe pareille tout juste élue à la tête du groupe local, on allait faire de grandes choses ! Pour ma part, je fus élu comme représentant du groupe local au Conseil Parisien. 

Et quel choc : être confronté aux réalités d’un parti politique ! Malgré les tensions qui affleuraient pour la préparation des prochaines élections nationales, Florence et Pierre ont su préserver une excellente ambiance dans le groupe local, et j’étais impressionné par l’énergie qu’ils consacraient à faire vivre et grandir notre petit groupe.

A mon humble avis, Florence et Pierre ont réalisé un énorme travail au niveau local pour faire vivre et prospérer le groupe malgré les tourmentes. Et il y en a eu, des tourmentes. La désastreuse campagne pour l’élection présidentielle, la campagne des législatives en demi-teinte, l’accord avec le PS, l’incompréhension grandissante de nombre de militants locaux… autant de “séquences” qui ont démotivé beaucoup de bonnes volontés et de nouveaux venus. Moi y compris : je ne venais plus aux réunions, j’étais assez dégoûté par tout ce que j’avais entendu lors des Conseils Parisiens, ou plutôt par tout ce qui ne s’y disait pas.

Et puis il y a quelques mois Florence me dit qu’elle envisage de se présenter aux municipales à Paris. Nous en parlons toute une soirée. Je m’aperçois alors de ce quelque chose qui m’avait tant choqué pendant ces deux années à fréquenter de l’intérieur un parti politique : les militants “de base”, comme on dit quand on estime être au-dessus d’eux, ceux qui s’investissent sur le terrain, qui se lèvent le dimanche matin pour distribuer des tracs, ceux qui paient leur adhésion pour faire vivre financièrement le parti, ceux-là, comment font-ils entendre leur voix, au final, là-bas tout en haut, à la “tête” du parti ? Et parmi eux, ceux qui ont le courage de devenir secrétaires de groupe, qui prend la peine de les remercier ? De simplement leur dire “bravo, vous faites un travail énorme !” ?

Ah, les motions, ça, on en entend parler… Tout le temps. Et la fréquentation des listes de discussion suffit à se rendre compte à quel point ces querelles de clochers, qui cachent mal les ambitions personnelles de certains, épuisent peu à peu les adhérents sincères, qui sont venus ici parce qu’ils croient en une écologie concrète, capable de faire évoluer la société dans le bon sens, et non pour alimenter des petites guerres d’égo ou des manoeuvres “entre copains” en coulisses. 

J’ai adhéré à nouveau à EE-LV en 2013, parce que je suis persuadé que Florence Pélissier est tout à fait capable de briser ce plafond de verre qui sépare la conscience militante et sincère des adhérents de la tête de pont du navire écolo.

J’étais au théâtre Dejazet vendredi dernier, je crois sincèrement que tous les candidats qui s’y sont présentés sont dignes de notre confiance et peuvent représenter EE-LV avec un succès certain. Mais je n’en ai vu qu’un, ou plutôt qu’une, qui me semblait réaliser concrètement, dans son discours comme dans ce qui effleurait de sa personnalité, ce fameux rêve de “la politique autrement” que nous entendons incarner.

Il n’est pas trop tard, la PRGisation n’est pas notre horizon, la politique entre professionnels-de-la-politique n’est pas notre rêve. Notre parti peut encore devenir ce mouvement à la fois populaire dans ses thématiques et original dans ses réflexions, à la fois bienveillant dans son approche de la société (et de ses minorités) et audacieux par les solutions qu’il propose. 

Bref, nous pouvons encore construire une société véritablement conviviale, et je suis persuadé que Florence est la meilleure d’entre nous pour mener cette aventure à l’échelon de Paris. Comme elle l’a dit lors de ses interventions vendredi dernier : “donner à voir que nous sommes le parti qui ose renouer avec l’utopie et la rendre concrète.”

http://florencepelissier.wordpress.com/

(Texte initialement publié le mardi 4 juin 2013 sur la liste de discussion EE-LV Paris.)

cultureshit:

1. Powerful and Continuing Nationalism - Fascist regimes tend to make constant use of patriotic mottos, slogans, symbols, songs, and other paraphernalia. Flags are seen everywhere, as are flag symbols on clothing and in public displays. 

2. Disdain for the Recognition of Human Rights - Because of fear of enemies and the need for security, the people in fascist regimes are persuaded that human rights can be ignored in certain cases because of “need.” The people tend to look the other way or even approve of torture, summary executions, assassinations, long incarcerations of prisoners, etc. 

3. Identification of Enemies/Scapegoats as a Unifying Cause - The people are rallied into a unifying patriotic frenzy over the need to eliminate a perceived common threat or foe: racial , ethnic or religious minorities; liberals; communists; socialists, terrorists, etc. 

4. Supremacy of the Military - Even when there are widespreaddomestic problems, the military is given a disproportionate amount of government funding, and the domestic agenda is neglected. Soldiers and military service are glamorized. 

5. Rampant Sexism - The governments of fascist nations tend to be almost exclusively male-dominated. Under fascist regimes, traditional gender roles are made more rigid. Divorce, abortion and homosexuality are suppressed and the state is represented as the ultimate guardian of the family institution.

 6. Controlled Mass Media - Sometimes to media is directly controlled by the government, but in other cases, the media is indirectly controlled by government regulation, or sympathetic media spokespeople and executives. Censorship, especially in war time, is very common. 

7. Obsession with National Security - Fear is used as a motivational tool by the government over the masses. 

8. Religion and Government are Intertwined - Governments in fascist nations tend to use the most common religion in the nation as a tool to manipulate public opinion. Religious rhetoric and terminology is common from government leaders, even when the major tenets of the religion are diametrically opposed to the government’s policies or actions. 

9. Corporate Power is Protected - The industrial and business aristocracy of a fascist nation often are the ones who put the government leaders into power, creating a mutually beneficial business/government relationship and power elite. 

10. Labor Power is Suppressed - Because the organizing power of labor is the only real threat to a fascist government, labor unions are either eliminated entirely, or are severely suppressed. 

11. Disdain for Intellectuals and the Arts - Fascist nations tend to promote and tolerate open hostility to higher education, and academia. It is not uncommon for professors and other academics to be censored or even arrested. Free expression in the arts and letters is openly attacked. 

12. Obsession with Crime and Punishment - Under fascist regimes, the police are given almost limitless power to enforce laws. The people are often willing to overlook police abuses and even forego civil liberties in the name of patriotism. There is often a national police force with virtually unlimited power in fascist nations. 

13. Rampant Cronyism and Corruption - Fascist regimes almost always are governed by groups of friends and associates who appoint each other to government positions and use governmental power and authority to protect their friends from accountability. It is not uncommon in fascist regimes for national resources and even treasures to be appropriated or even outright stolen by government leaders. 

14. Fraudulent Elections - Sometimes elections in fascist nations are a complete sham. Other times elections are manipulated by smear campaigns against or even assassination of opposition candidates, use of legislation to control voting numbers or political district boundaries, and manipulation of the media. Fascist nations also typically use their judiciaries to manipulate or control elections.

(via truth-bug-deactivated20140308)

L’individu démocratique est par définition un être impuissant politiquement : en France, chaque citoyen est dépositaire d’un quarante-deux millionième du pouvoir politique, que peut-il alors en faire d’autre que de le déléguer à un-e représentant-e à qui il confie le soin de décider de l’organisation sociale ? Tout le malheur de cette organisation est qu’elle entretient et généralise l’incapacité d’intervention dans la vie publique, l’abandon par les administré-e-s de leur puissance sociale, et qu’il faut déployer d’énormes efforts pour simplement convaincre qu’une action politique autonome est envisageable. De ce point de vue la gauche, en appelant les participant-e-s à s’en remettre à elle et à sa capacité de gestion politique, sape les bases des mouvements futurs en étouffant toute initiative d’organisation autonome. Plus largement la démocratie représentative fait de la politique une activité de spécialiste, un royaume séparé de la vie commune, et elle nous désapprend par là à nous auto-organiser, à prendre en charge nous-même, et sur un mode collectif, nos existences.

- L’invention d’un roman national « de gauche » peut-il être un antidote à celui « de droite » ?

Ce serait une catastrophe. Aujourd’hui, on assiste d’ailleurs à la publication du livre de Jean-François Kahn, L’invention des Français, sorti en février dernier qui est presque pire que celui de Deutsch. En gros, il dit que les Français sont pour les droits de l’Homme depuis le Ier siècle avant notre ère, que les Gaulois sont les premiers à avoir lancé des révoltes humanistes universalistes, etc. Pour le coup, c’est une mythologie de gauche. L’auteur de ce livre est invité par de grands médias comme Canal , et même sur France culture, alors qu’il exprime une peur de l’avenir. Le passé est un refuge ici fantasmé afin qu’il corresponde à nos désirs. Mais cette fois il s’agit de se rassurer en expliquant que la France a toujours été par essence républicaine quand Lorànt Deutsch dit au contraire que la France a toujours été royaliste.

Si on veut lutter contre la fraude fiscale, il faut des outils : il faut en premier lieu muscler l’inspection des impôts comme les écologistes le proposaient lors de la campagne présidentielle. La droite a instillé pendant dix ans l’idée que les fraudeurs seraient les plus démunis, alors que les faits prouvent le contraire. A nous de mettre toute notre énergie à éradiquer la vraie fraude : celle qui organise l’évasion fiscale et la corruption.

Je crois que ce pays commence à être exaspéré par le monde de l’argent. Je sens une colère populaire qui monte. On ne peut pas demander davantage de pression fiscale, des efforts supplémentaires à tout le monde, et d’un autre côté voir une classe politique qui fonctionne comme cela. Cette colère qui monte, elle risque de se transformer en rage ici et là parce qu’il y a de quoi être enragé face à de tels événements. Vous savez, ce n’est pas rien des gens qui se suicident devant Pôle emploi ou sur leur lieu de travail… Il se passe quelque chose. On vit dans ce pays-là.

Joseph Stiegler : “D’arbord la gauche est massivement décervelée. Et l’extrême-droite est portée, pas seulement le Front National et pas seulement en France, par les effets pervers de la révolution conservatrice, que jusqu’à présent, personne n’a réellement critiqué. Il y a des idées du FN non seulement à l’UMP, mais aussi à gauche. (…) Au moment où Hollande est élu, l’extrême-droite est majoritaire, bien devant l’UMP, le PS et l’extrême-gauche (37 % des français, selon un sondage, se disaient “proches des idées du FN”).”

"C’est bien connu, surtout des économies du 20ème siècle, le capitalisme consumériste est une économie de l’attention, qui consiste à capter l’attention et à la détruire, comme le disait Patrick Le Lay de TF1 : "vendre du temps de cerveau disponible du téléspectateur". (…) La révolution conservatrice dit que la seule chose qui compte c’est le marché, et que donc il n’y a plus besoin de la sphère publique."

Emmanuel Todd : “Avec Hervé Le Bras on a étudié la dérive à droite du corps électoral français, le glissement vers le centre du PS, le glissement vers la droite de l’UMP, mais on explique ce glissement à droite sans faire allusion à des notions politiques très compliquées. Je ne crois pas une minute au changement de nature des dirigeants du Front National. Les gens du FN sont des gens de l’extrême-droite à l’ancienne, ils sont en quelque sorte des parias de la vie politique française.”

Si Jérôme Cahuzac n’était que le mouton noir d’un corps social par ailleurs vertueux, l’affaire serait vite oubliée. Mais si, au contraire, il était le symbole d’une dérive plus grave, plus fondamentale, d’une partie de la classe politique vers des comportements qu’il faut bien appeler oligarchiques, le mal serait bien plus profond. C’est ce malaise que n’arrivent pas à dissiper les dénégations au sommet, les explications outragées, les prises de distance hâtives avec l’objet du scandale.

Philippe Péninque, 60 ans, n’est pas un inconnu pour ceux qui suivent les affaires de l’extrême droite. Cet ex-membre du GUD, un syndicat étudiant d’extrême droite radicale, reputé pour sa violence, est aussi ancien membre fondateur d’Egalité et réconciliation. Il fait aujourd’hui partie des conseillers officieux de Marine Le Pen. En 2007, il avait réalisé l’audit du front national.

Il a reconnu avoir entretenu des relations amicales avec M. Cahuzac qui était alors médecin. Il a affirmé ensuite : “Ce qui est illégal c’est de ne pas déclarer un compte, pas d’aider à l’ouvrir. Jérôme Cahuzac avait besoin d’un compte, je l’ai aidé à l’ouvrir”.

Dans les périodes de crise, les hommes politiques adoptent spontanément une novlangue que Leonardo Sciascia a qualifiée de « langage du non dire » et qui est une tentative de se dissimuler, de s’enfouir dans la langue, dans le jargon, « pour survivre », écrivait Pasolini, « fût-ce comme automates, comme masques… » C’est à Pasolini et à Sciascia que j’ai pensé en écoutant François Hollande, surpris de l’entendre se mettre soudain à parler « la langue du non dire », émaillée d’expressions aussi absurdes que « trouver de la croissance par nos leviers », « pourquoi faire du sang et des larmes ? » ou délégitimer le cœur de son projet politique en associant « redressement » et « maison de redressement » : « Le redressement oui, mais l’Europe ne doit pas être une maison de redressement »… ou encore s’engluer dans la définition de son propre rôle à la tête de l’Etat : « C’est mon rôle non pas parce que je suis un président socialiste, d’ailleurs je ne suis plus maintenant un président socialiste… »
Les partis politiques ont de moins en moins de rapports pour se vivifier avec les mouvements sociaux – cela interrogerait l’hégémonie de la vision technocratique – ou avec les intellectuels critiques. Quand ils sont en quête d’idées, ils choisissent soit des technocrates supposés être spécialistes de tel ou tel domaine, soit les intellectuels médiatiques – les Alain Minc, Jacques Attali, BHL, Caroline Fourest… – c’est-à-dire ceux qui parlent de tout avec aplomb sans savoir grand-chose sur rien.