Moment of ovulation accidentally photographed during a hysterectomy.
(Source: New Scientist, 2008)
Curiously, in the 19th century William Crookes, noted for his involvement with Florence Cook and the spirit of “Katie King”, asked for his photographs in the séances to be destroyed after his death. Not all of them were, and the ones that remained clearly show the spirit was the medium. Peter Brookesmith has an excellent article on the fascinating story of Crookes and Cook.
Covering yourself in bed sheets may seem like a comical thing nowadays, but even to this day some still believe these can be the real thing. The saddest aspect is that such strong will to believe in the afterlife is often derived from personal tragedies and the ultimate will to believe beloved ones never really died. Hoaxers usually convince themselves they may be serving a greater good. (via forgetomori » Seeing is not believing)
Bah voilà, j’ai trébuché dans le buzz. Hier matin, mes 3 photos un peu pourries du siège parisien de la HADOPI, taggué par Anonymous, publiées sur ce blog, ont vite fait de faire le tour du web francophone.
Habituellement, ce site que j’alimente presque tous les jours avec des extraits d’articles, des photos, parfois des textes de mon cru, culmine entre 5 et 10 visiteurs journaliers. Hier, lundi 30 janvier, j’ai atteint le chiffre exorbitant de 18 734 visiteurs uniques. Et une requête Google permet de constater que de très nombreux sites ont consacré un article à la news, en reprenant mes photos, depuis des blogs d’internautes jusqu’à des sites d’info “mainstream” comme LeMonde.fr, Numerama, LeParisien.fr ou encore LeFigaro.fr, en passant par tout un tas de forums spécialisés. J’ai même eu droit à la rubrique “Faits marquants” de Wikipedia.fr paraît-il :)
Comment le buzz s’est-il répandu ? La réponse tient en deux mots bien connus : réseaux sociaux.
Hier matin, en rentrant chez moi après avoir pris ces photos, je les envoie d’abord sur deux ou trois listes de discussion auxquelles je participe (dans les 800 inscrits en tout), et puis ensuite sur mon compte Facebook (300 amis environ). Et puis vers 10h30, je publie le petit article sur ce Tumblr, histoire de laisser une trace de ma paternité des photos, juste au cas où. Quelques amis “font tourner” mon tweet annonçant l’article et quelques autres me demandent, par e-mail, s’ils peuvent diffuser les photos sur leurs propres réseaux.
Parmi mes amis twitteurs, certains sont suivis par des journalistes de médias online parce qu’ils ont des fonctions dans le parti politique auquel j’adhère moi aussi, notamment parce que c’est un parti qui a un discours clair sur les libertés numériques (pour être tout à fait précis, je suis même membre de sa commission Partage 2.0).
Vers 13h, Rue89 est le premier média à se faire l’écho, sur Twitter, de mon article et de mes photos. Entre temps j’ai aussi relayé l’article sur mon mur Facebook, et une poignée d’ami-e-s l’ont déjà partagé sur leurs murs respectifs, ainsi que sur mon compte Google+, mais là c’est le calme plat, comme d’habitude.
Mais à partir du moment où Rue89, très suivi sur Twitter avec presque 230 000 “followers”, s’en fait le relais, c’est comme une traînée de poudre qu’on aurait allumée. Pendant toute la journée je ne vais cesser de recevoir des alertes sur mon iPhone : je suis retweeté à mort, j’ai plein de nouveaux “followers”, mon Facebook est rempli de commentaires (ça j’ai plus l’habitude tout de même), et sur Tumblr, le module de gestion des commentaires, géré par Disqus, enregistre des tas de réactions à la suite de l’article. La “fièvre” va durer ainsi jusqu’à minuit environ. Grosso modo, sur une douzaine d’heures, soit une moyenne de 1 500 visiteurs uniques par heure, ou encore 25 visiteurs à la minute.
D’où viennent tous ces visiteurs d’hier ? Grâce à Google Stats, j’ai pu retracer tout ça, et voici les 10 premiers sites référants :
A eux deux, Facebook et Twitter ont donc généré pratiquement 10 000 visiteurs, plus de la moitié du nombre total de visiteurs ! Je remarque aussi que LeFigaro.fr est très bien placé, avant Rue89 qui fut l’un des premiers sites d’info à publier une news reprenant mes photos et un lien vers mon blog. La plupart des autres sites internet de quotidiens et magazines français sont loin derrière, avec moins de 100 visiteurs uniques.

Je remarque enfin deux ou trois choses. L’information a été reprise telle quelle sur la plupart des sites, qui se sont visiblement copiés les uns les autres, et quasiment aucun n’a fait mention du petit dialogue entre l’employé de la HADOPI et moi-même, que j’avais retranscrit dans mon article. J’avais pris soin de préciser que les photos étaient sous licence Creative Commons : la très grande majorité des sites internet ont respecté cette licence, en la mentionnant sous les photographies, avec mon nom et un lien vers mon article.
Et enfin, sur les 70 commentaires en un jour à la suite de l’article, il y en a eu deux pour crier au “fake” (les photos seraient fausses). C’est ce qui m’a le plus amusé dans toute cette petite expérience. Le reste des commentaires est plus intéressant (à la suite de l’article ou sur les pages des sites d’information) avec un débat sur l’utilité d’une telle action de la part des Anonymous. Certains pensent en effet que ça nuirait à la cause, parce que tagguer des murs ce serait faire preuve de violence gratuite. Je ne suis pas d’accord avec ça et j’ai participé à la discussion dans les commentaires.
L’air de rien, je suis content d’un truc : grâce à ce petit buzz de début de semaine, pas mal de gens savent aujourd’hui à peu près en quoi consiste la licence Creative Commons. Et ça, c’est vachement intéressant.
Amusante découverte ce matin du lundi 30 janvier 2012 en amenant mon gosse chez la nounou. Le siège d’HADOPI, dans le 14ème, rue du Texel, a été taggé par Anonymous dans la nuit. Vers 10h, l’entrée était barrée par des plots et des employés d’une société de nettoyage se préparaient à enlever le logo au pochoir et le tag écrit sur le trottoir, juste devant l’entrée, en grandes lettres rouges : “WE ARE LEGION”.

J’ai pu prendre des photos avec mon smartphone (merci mon gosse, dont je faisais mine de m’occuper pour être tranquille).
En repassant devant HADOPI un quart d’heure plus tard, cette fois les mains libres, je sors ostensiblement mon smartphone et je prends une dernière photo. A ce moment un gars en pull sort de l’accueil où il était avec quelques personnes, et vient vers moi, avec un air sévère et en regardant tout autour de lui, comme pour vérifier que nous étions seuls : “Vous ne devez pas prendre des photos, arrêtez ! Vous êtes de quel magazine d’abord ?”.
Je lui réponds, très calme : “Pardon ? Je suis dans la rue, sur un espace public, j’ai parfaitement le droit de prendre des photos de l’immeuble. Et je ne suis d’aucun magazine.” Il rétorque, énervé : “Mais alors pourquoi vous prenez des photos ? Pourquoi ? Vous voulez nous salir, c’est ça ? Qu’est-ce que vous allez en faire ?”.
Je réponds : “Pardon mais je peux bien avoir toutes les raisons que je veux, vous n’avez pas à le savoir. Et puis je n’ai aucune intention de vous salir, vous n’êtes qu’un employé, vous n’êtes pas responsable. En revanche, HADOPI, c’est autre chose… Vous voulez qu’on en cause ?”.
Après un temps d’arrêt à me dévisager, il recule et disparaît bientôt dans l’accueil de la Haute Autorité, tout en marmonnant un “mmm, ok, d’accord, d’accord, au revoir…” alors qu’il m’a déjà tourné le dos.


IMPORTANT : mes trois photos sont distribuées en licence CREATIVE COMMONS (cf. ci-dessous).

HADOPI taggé par Anonymous de Grégory Gutierez est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternité - Partage à l’Identique 3.0 non transposé.
Steve Hornsby from Bournemouth said the 3cm diameter balls came raining down late on Thursday afternoon during a hail storm. He found about a dozen of the balls in his garden. He said: “[They’re] difficult to pick up, I had to get a spoon and flick them into a jam jar.” (via BBC News - Bournemouth resident mystified by ‘blue sphere shower’)
Researchers used a Remotely Operated Vehicle (ROV) to explore the depths of the East Scotia Ridge, which is full of hydrothermal vents which can reach up to 719 degrees Fahrenheit (382 degrees Celsius). They discovered an amazing new world packed with unknown species. According to project leader Professor Alex Rogers of Oxford University’s Department of Zoology, these alien-looking white creatures are thriving in the rich chemicals ejected by the vents (via Lost World Discovered Under Antarctica)
The Creative Commons turns 10 years old next year, and the simple idea of releasing content with “some rights reserved” has revolutionized online sharing and fueled a thriving remix culture. Like many other sites across the web, we’ve benefited from CC-licensed photos at Wired.com for years — thank you, sharers! It seems only fitting, and long overdue, to start sharing ourselves. (via Wired.com Goes Creative Commons: 50 Great Images That Are Now Yours | Raw File | Wired.com)
The face of atomic death just one second away from unleashing its absolute destruction. Only one millisecond after the bomb explodes, this 65.6-foot (20 meters) ball of fire appears in midair, with spikes that look like rotten teeth or stalactites of fire (called the rope trick effect). (via The First Millisecond of a Nuclear Explosion Is the True Face of Atomic Death)
Pour tous les capitalistes endeuillés, une cellule d’aide psychologique a été mise en place au Fouquet’s.
(via Fermeture définitive de la (station) Bourse (Paris, le 6 novembre) | Rue89)
According to a police report Lottin and her friend John Frost had purchased a 32-year-old dying horse in Richfield, Wash. Shortly after buying the animal Frost shot it in the head with a .300 Winchester Magnum hunting rifle (the horse had apparently been scheduled to be euthanized already), then the two skinned and gutted it before finally beginning their photo shoot. The reason for climbing inside the animal was later explained to deputies as Lottin’s desire to “be one with the animal.” (via Jasha Lottin, Portland Nudist, Broke No Laws by Killing, Gutting Horse, then Posing Naked Inside Carcass (NSFW Pics) - Seattle News - The Daily Weekly)
Occupy Oakland was raided by police officers using gas, rubber bullets, mass arrests and yet there was no resistance by the protesters. Nothing strange here, nothing at all. (via Nothing Strange here, Nothing at all.)
Somewhere in Williamsburg I saw, out of the corner of my eye, an almost idyllic scene near a restaurant—flowers, cypress trees, a group of young people sitting in the bright sunshine of this splendid late summer day while the dark, thick plume of smoke was rising in the background. I got out of the car, shot three frames of the seemingly peaceful setting and drove on hastily, hoping/fearing to get closer to the unimaginable horrors at the tip of Manhattan. (via I took that 9/11 photo Frank Rich wrote about. - Slate Magazine)