“La Tribune, comme beaucoup d’autres médias numériques, a été sollicitée par l’agence ReputationSquad pour changer trois titres faisant référence à Findus. Elle a décidé de ne pas accéder à cette requête. Comme elle le fait à chaque fois qu’elle reçoit une demande de ce type au prétexte qu’une information qui se présentait sous un certain jour à un moment de l’histoire s’est modifiée au fil des mois ou des années. A la différence de celle des journaux, la mémoire d’Internet et donc celle du site de La Tribune, est facilement et instantanément accessible. L’information vaut autant par ce qu’elle est que par le regard qu’on peut porter sur elle. Un regard qui parfois évolue.”
Tracing hacks of the Comment Crew (named such because they embed hidden code or comments into web pages) all pointed to the P.L.A Unit 61398 headquarters in the Pudong district of Shanghai. More than 90% of the attacks that Mandiant has studied, come from IP addresses used in the same neighborhood as P.L.A Unit 61398. That’s where the Chinese hackers are. That where the hacks are coming from. (via The Chinese Army Is Hacking the United States and We Know Where They Are)
— Esther Benbassa: Vu du Sénat # 23: La liberté sur internet, c’est quoi au juste?
— New music survey: P2P users buy the most, no one wants disconnection penalties | Ars Technica
In sum, I’m enjoying my life sans Facebook, and I imagine I’ll enjoy it even more now that Facebook wants to make it even easier to invade my personal space without real value in return. Maybe it will be useful for dating, but I have zero interest in this.
I just want a place to hang out with real friends. It turns out that there’s an even better place to do this than Facebook. It’s called “the real world.”
En hommage à Aaron Swartz, des universitaires publient gratuitement leurs travaux et les signalent sur Twitter avec le hashtag #PDFTribute. Aaron Swartz, qui vient de mettre fin à ses jours avant son procès, était poursuivi pour avoir récupéré des articles scientifiques de la base de données du JSTOR, articles qu’il envisageait de distribuer gratuitement sur le Net, alors que le JSTOR rend payant l’accès à ces recherches, pourtant financées par le denier public…
— RIAA: Pirates Are Bigger Music Fans Than Average Consumers | TorrentFreak
— Google is powerful now, but Amazon, Facebook, and Apple are taking over | Business | TIME.com
Pris dans le buzz : plus de 18 000 visites en un jour.
Bah voilà, j’ai trébuché dans le buzz. Hier matin, mes 3 photos un peu pourries du siège parisien de la HADOPI, taggué par Anonymous, publiées sur ce blog, ont vite fait de faire le tour du web francophone.
Habituellement, ce site que j’alimente presque tous les jours avec des extraits d’articles, des photos, parfois des textes de mon cru, culmine entre 5 et 10 visiteurs journaliers. Hier, lundi 30 janvier, j’ai atteint le chiffre exorbitant de 18 734 visiteurs uniques. Et une requête Google permet de constater que de très nombreux sites ont consacré un article à la news, en reprenant mes photos, depuis des blogs d’internautes jusqu’à des sites d’info “mainstream” comme LeMonde.fr, Numerama, LeParisien.fr ou encore LeFigaro.fr, en passant par tout un tas de forums spécialisés. J’ai même eu droit à la rubrique “Faits marquants” de Wikipedia.fr paraît-il :)
Comment le buzz s’est-il répandu ? La réponse tient en deux mots bien connus : réseaux sociaux.
Hier matin, en rentrant chez moi après avoir pris ces photos, je les envoie d’abord sur deux ou trois listes de discussion auxquelles je participe (dans les 800 inscrits en tout), et puis ensuite sur mon compte Facebook (300 amis environ). Et puis vers 10h30, je publie le petit article sur ce Tumblr, histoire de laisser une trace de ma paternité des photos, juste au cas où. Quelques amis “font tourner” mon tweet annonçant l’article et quelques autres me demandent, par e-mail, s’ils peuvent diffuser les photos sur leurs propres réseaux.
Parmi mes amis twitteurs, certains sont suivis par des journalistes de médias online parce qu’ils ont des fonctions dans le parti politique auquel j’adhère moi aussi, notamment parce que c’est un parti qui a un discours clair sur les libertés numériques (pour être tout à fait précis, je suis même membre de sa commission Partage 2.0).
Vers 13h, Rue89 est le premier média à se faire l’écho, sur Twitter, de mon article et de mes photos. Entre temps j’ai aussi relayé l’article sur mon mur Facebook, et une poignée d’ami-e-s l’ont déjà partagé sur leurs murs respectifs, ainsi que sur mon compte Google+, mais là c’est le calme plat, comme d’habitude.
Mais à partir du moment où Rue89, très suivi sur Twitter avec presque 230 000 “followers”, s’en fait le relais, c’est comme une traînée de poudre qu’on aurait allumée. Pendant toute la journée je ne vais cesser de recevoir des alertes sur mon iPhone : je suis retweeté à mort, j’ai plein de nouveaux “followers”, mon Facebook est rempli de commentaires (ça j’ai plus l’habitude tout de même), et sur Tumblr, le module de gestion des commentaires, géré par Disqus, enregistre des tas de réactions à la suite de l’article. La “fièvre” va durer ainsi jusqu’à minuit environ. Grosso modo, sur une douzaine d’heures, soit une moyenne de 1 500 visiteurs uniques par heure, ou encore 25 visiteurs à la minute.
D’où viennent tous ces visiteurs d’hier ? Grâce à Google Stats, j’ai pu retracer tout ça, et voici les 10 premiers sites référants :
- 6 600 visiteurs venus de Facebook
- 2 738 visiteurs venus de Twitter
- 2 250 visiteurs en accès direct
- 907 visiteurs depuis Google +
- 857 visiteurs depuis Jeuxvideos.com
- 620 visiteurs depuis LeFigaro.fr
- 608 visiteurs depuis Korben.info
- 596 visiteurs depuis rue89.com
- 360 visiteurs depuis Clubic.com (sans doute sur les forums)
- 317 visiteurs depuis spi0n.com (qui indique Korben.info comme sa source)
A eux deux, Facebook et Twitter ont donc généré pratiquement 10 000 visiteurs, plus de la moitié du nombre total de visiteurs ! Je remarque aussi que LeFigaro.fr est très bien placé, avant Rue89 qui fut l’un des premiers sites d’info à publier une news reprenant mes photos et un lien vers mon blog. La plupart des autres sites internet de quotidiens et magazines français sont loin derrière, avec moins de 100 visiteurs uniques.

Je remarque enfin deux ou trois choses. L’information a été reprise telle quelle sur la plupart des sites, qui se sont visiblement copiés les uns les autres, et quasiment aucun n’a fait mention du petit dialogue entre l’employé de la HADOPI et moi-même, que j’avais retranscrit dans mon article. J’avais pris soin de préciser que les photos étaient sous licence Creative Commons : la très grande majorité des sites internet ont respecté cette licence, en la mentionnant sous les photographies, avec mon nom et un lien vers mon article.
Et enfin, sur les 70 commentaires en un jour à la suite de l’article, il y en a eu deux pour crier au “fake” (les photos seraient fausses). C’est ce qui m’a le plus amusé dans toute cette petite expérience. Le reste des commentaires est plus intéressant (à la suite de l’article ou sur les pages des sites d’information) avec un débat sur l’utilité d’une telle action de la part des Anonymous. Certains pensent en effet que ça nuirait à la cause, parce que tagguer des murs ce serait faire preuve de violence gratuite. Je ne suis pas d’accord avec ça et j’ai participé à la discussion dans les commentaires.
L’air de rien, je suis content d’un truc : grâce à ce petit buzz de début de semaine, pas mal de gens savent aujourd’hui à peu près en quoi consiste la licence Creative Commons. Et ça, c’est vachement intéressant.
