“La Tribune, comme beaucoup d’autres médias numériques, a été sollicitée par l’agence ReputationSquad pour changer trois titres faisant référence à Findus. Elle a décidé de ne pas accéder à cette requête. Comme elle le fait à chaque fois qu’elle reçoit une demande de ce type au prétexte qu’une information qui se présentait sous un certain jour à un moment de l’histoire s’est modifiée au fil des mois ou des années. A la différence de celle des journaux, la mémoire d’Internet et donc celle du site de La Tribune, est facilement et instantanément accessible. L’information vaut autant par ce qu’elle est que par le regard qu’on peut porter sur elle. Un regard qui parfois évolue.”

Tracing hacks of the Comment Crew (named such because they embed hidden code or comments into web pages) all pointed to the P.L.A Unit 61398 headquarters in the Pudong district of Shanghai. More than 90% of the attacks that Mandiant has studied, come from IP addresses used in the same neighborhood as P.L.A Unit 61398. That’s where the Chinese hackers are. That where the hacks are coming from. (via The Chinese Army Is Hacking the United States and We Know Where They Are)

Tracing hacks of the Comment Crew (named such because they embed hidden code or comments into web pages) all pointed to the P.L.A Unit 61398 headquarters in the Pudong district of Shanghai. More than 90% of the attacks that Mandiant has studied, come from IP addresses used in the same neighborhood as P.L.A Unit 61398. That’s where the Chinese hackers are. That where the hacks are coming from. (via The Chinese Army Is Hacking the United States and We Know Where They Are)

"Les réseaux, outils de l’instant, vecteurs du concentré, nous lient aux autres sans nous lier. Ils nous abreuvent de ragots parfois drôles, et parfois même utiles. Formidables instruments d’autopromotion, ils encombrent notre quotidien plus qu’autre chose. Nous y sommes addictés. Un seul instant nous ne pourrions vivre sans eux. Quel succès, n’est-ce pas, que d’avoir atteint les 5000 amis sur Facebook? Je vous assure, ce sont des amis, vraiment des amis. Des amis poids-plume. Ils sont “safe”, nous n’avons pas à les rencontrer, à boire un café, à leur parler de nos soucis, à écouter patiemment le récit des leurs. Ils sont tous là, sur l’écran, tard dans la nuit, tôt le matin. Vous éteignez l’écran, et ils ne sont plus là. Ils nous protègent de la solitude… mais nous laissent seuls. Liés à eux par l’image, la meilleure qu’ils aient d’eux-mêmes, la meilleure que nous donnions de nous, et par quelques mots, ici et là, cliqués à la légère. “J’aime”, mot si doux sur Facebook… Mais aimer sans s’investir, sans échanger, aimer sans s’aimer, est-ce de l’amour? Oui, oui, c’est de l’amour de pacotille, mais de l’amour quand même. Dire que même l’amour a changé… J’aime mais je suis libre. J’aime sans toucher, ni sentir, et sans voir vraiment."

Esther Benbassa: Vu du Sénat # 23: La liberté sur internet, c’est quoi au juste?

"The average American on a peer-to-peer network has a music library of almost 2000 songs. Of these, 760 (38 percent) are reported to be legitimately purchased. In contrast, those who say they are not P2P users (but do collect digital music files) have an average library size of 1300 songs. Of those, 582 (roughly 45 percent) were purchased from legitimate sources. Most of the others were ripped from CDs or copied from friends and family."

New music survey: P2P users buy the most, no one wants disconnection penalties | Ars Technica

In sum, I’m enjoying my life sans Facebook, and I imagine I’ll enjoy it even more now that Facebook wants to make it even easier to invade my personal space without real value in return. Maybe it will be useful for dating, but I have zero interest in this.

I just want a place to hang out with real friends. It turns out that there’s an even better place to do this than Facebook. It’s called “the real world.”

En hommage à Aaron Swartz, des universitaires publient gratuitement leurs travaux et les signalent sur Twitter avec le hashtag #PDFTribute. Aaron Swartz, qui vient de mettre fin à ses jours avant son procès, était poursuivi pour avoir récupéré des articles scientifiques de la base de données du JSTOR, articles qu’il envisageait de distribuer gratuitement sur le Net, alors que le JSTOR rend payant l’accès à ces recherches, pourtant financées par le denier public… 

"Are we saying that P2P file sharing promotes T-shirt sales, or show attendance? Of course not; that would be silly,” NPD’s Russ Crupnick writes. But is it really that silly? Or is it possible that some file-sharers become more engaged music fans because they have access to music they wouldn’t be able to afford otherwise? Could it be that these file-sharers then visit a concert of a band they wouldn’t have known if they didn’t pirate?"

RIAA: Pirates Are Bigger Music Fans Than Average Consumers | TorrentFreak

"Twenty major tech companies have sent letters supporting CISPA along with major U.S. industry trade groups including the Bay Area Council, TechAmerica, 11 financial trade associations and TechNet. These companies and groups represent billions of dollars in American industry, dollars that members of Congress will need to eventually be re-elected."

These People are Ruining the Future of the Internet

"Nous sommes partis de l’idée qu’une politique culturelle de gauche doit permettre aux travailleurs de la culture de vivre de leur travail, au public de rencontrer les œuvres et encourager la diversité culturelle. Or les politiques actuelles de protection des droits d’auteur et de la propriété intellectuelle n’atteignent pas ces objectifs. La loi Internet et création, dite Hadopi, qui criminalise les échanges culturels non lucratifs, est inacceptable. Les artistes qui vivent de leur travail sont très peu nombreux. Si l’on souhaite que l’art se transforme en culture pour tous, des modèles alternatifs sont à trouver."

Pour un service public du téléchargement ? - Regards.fr

"The crazy, chaotic, idealistic days of the Internet are ending. Once, the Prairies were open and shared by everyone. Then the farmers arrived and fenced them in. The same is happening to the Internet: Apple, Amazon and Facebook are putting up fences — and Google is increasingly being left outside."

Google is powerful now, but Amazon, Facebook, and Apple are taking over | Business | TIME.com

Pris dans le buzz : plus de 18 000 visites en un jour.

Bah voilà, j’ai trébuché dans le buzz. Hier matin, mes 3 photos un peu pourries du siège parisien de la HADOPI, taggué par Anonymous, publiées sur ce blog, ont vite fait de faire le tour du web francophone. 

Habituellement, ce site que j’alimente presque tous les jours avec des extraits d’articles, des photos, parfois des textes de mon cru, culmine entre 5 et 10 visiteurs journaliers. Hier, lundi 30 janvier, j’ai atteint le chiffre exorbitant de 18 734 visiteurs uniques. Et une requête Google permet de constater que de très nombreux sites ont consacré un article à la news, en reprenant mes photos, depuis des blogs d’internautes jusqu’à des sites d’info “mainstream” comme LeMonde.fr, Numerama, LeParisien.fr ou encore LeFigaro.fr, en passant par tout un tas de forums spécialisés. J’ai même eu droit à la rubrique “Faits marquants” de Wikipedia.fr paraît-il :)

Comment le buzz s’est-il répandu ? La réponse tient en deux mots bien connus : réseaux sociaux. 

Hier matin, en rentrant chez moi après avoir pris ces photos, je les envoie d’abord sur deux ou trois listes de discussion auxquelles je participe (dans les 800 inscrits en tout), et puis ensuite sur mon compte Facebook (300 amis environ). Et puis vers 10h30, je publie le petit article sur ce Tumblr, histoire de laisser une trace de ma paternité des photos, juste au cas où. Quelques amis “font tourner” mon tweet annonçant l’article et quelques autres me demandent, par e-mail, s’ils peuvent diffuser les photos sur leurs propres réseaux.

Parmi mes amis twitteurs, certains sont suivis par des journalistes de médias online parce qu’ils ont des fonctions dans le parti politique auquel j’adhère moi aussi, notamment parce que c’est un parti qui a un discours clair sur les libertés numériques (pour être tout à fait précis, je suis même membre de sa commission Partage 2.0).

Vers 13h, Rue89 est le premier média à se faire l’écho, sur Twitter, de mon article et de mes photos. Entre temps j’ai aussi relayé l’article sur mon mur Facebook, et une poignée d’ami-e-s l’ont déjà partagé sur leurs murs respectifs, ainsi que sur mon compte Google+, mais là c’est le calme plat, comme d’habitude.

Mais à partir du moment où Rue89, très suivi sur Twitter avec presque 230 000 “followers”, s’en fait le relais, c’est comme une traînée de poudre qu’on aurait allumée. Pendant toute la journée je ne vais cesser de recevoir des alertes sur mon iPhone : je suis retweeté à mort, j’ai plein de nouveaux “followers”, mon Facebook est rempli de commentaires (ça j’ai plus l’habitude tout de même), et sur Tumblr, le module de gestion des commentaires, géré par Disqus, enregistre des tas de réactions à la suite de l’article. La “fièvre” va durer ainsi jusqu’à minuit environ. Grosso modo, sur une douzaine d’heures, soit une moyenne de 1 500 visiteurs uniques par heure, ou encore 25 visiteurs à la minute. 

D’où viennent tous ces visiteurs d’hier ? Grâce à Google Stats, j’ai pu retracer tout ça, et voici les 10 premiers sites référants :

  • 6 600 visiteurs venus de Facebook
  • 2 738 visiteurs venus de Twitter
  • 2 250 visiteurs en accès direct
  • 907 visiteurs depuis Google +
  • 857 visiteurs depuis Jeuxvideos.com
  • 620 visiteurs depuis LeFigaro.fr
  • 608 visiteurs depuis Korben.info
  • 596 visiteurs depuis rue89.com
  • 360 visiteurs depuis Clubic.com (sans doute sur les forums)
  • 317 visiteurs depuis spi0n.com (qui indique Korben.info comme sa source)

A eux deux, Facebook et Twitter ont donc généré pratiquement 10 000 visiteurs, plus de la moitié du nombre total de visiteurs ! Je remarque aussi que LeFigaro.fr est très bien placé, avant Rue89 qui fut l’un des premiers sites d’info à publier une news reprenant mes photos et un lien vers mon blog. La plupart des autres sites internet de quotidiens et magazines français sont loin derrière, avec moins de 100 visiteurs uniques.

Je remarque enfin deux ou trois choses. L’information a été reprise telle quelle sur la plupart des sites, qui se sont visiblement copiés les uns les autres, et quasiment aucun n’a fait mention du petit dialogue entre l’employé de la HADOPI et moi-même, que j’avais retranscrit dans mon article. J’avais pris soin de préciser que les photos étaient sous licence Creative Commons : la très grande majorité des sites internet ont respecté cette licence, en la mentionnant sous les photographies, avec mon nom et un lien vers mon article. 

Et enfin, sur les 70 commentaires en un jour à la suite de l’article, il y en a eu deux pour crier au “fake” (les photos seraient fausses). C’est ce qui m’a le plus amusé dans toute cette petite expérience. Le reste des commentaires est plus intéressant (à la suite de l’article ou sur les pages des sites d’information) avec un débat sur l’utilité d’une telle action de la part des Anonymous. Certains pensent en effet que ça nuirait à la cause, parce que tagguer des murs ce serait faire preuve de violence gratuite. Je ne suis pas d’accord avec ça et j’ai participé à la discussion dans les commentaires. 

L’air de rien, je suis content d’un truc : grâce à ce petit buzz de début de semaine, pas mal de gens savent aujourd’hui à peu près en quoi consiste la licence Creative Commons. Et ça, c’est vachement intéressant.

"Négocié plutôt que débattu démocratiquement, ACTA contourne les parlements et les organisations internationales pour imposer une logique répressive dictée par les industries du divertissement. Si il était instauré, cet accord créerait de nouvelles sanctions pénales forçant les acteurs de l’Internet à surveiller et à censurer les communications en ligne. IL s’agit donc d’une menace majeure pour la liberté d’expression en ligne et est porteur d’insécurité juridique pour les entreprises de l’Internet."

ACTA, une loi déguisée en accord commercial qui criminalise le partage du savoir sur la toile ! | Liberté sur paroles - Emission d’Eugénie Barbezat sur Aligre FM