Alors, Nicolas Sarkozy, mâchoires serrées, dénonce d’abord une “injustice”, puis a ces mots, beaucoup plus lourds de sens : “Ne vous inquiétez pas, je n’en resterai pas là” Emoi du magistrat, qui interprète cette phrase comme une menace à peine voilée. En cet instant, il se rappelle peut-être le sort subi par ces juges qui ont osé défier M. Sarkozy. (…)
Alors le juge Gentil décide de ne pas laisser ce sérieux accrochage sans suite. Il demande à sa greffière de noter l’incident et de l’inscrire sur le procès-verbal d’audition. Colère de Me Thierry Herzog, l’avocat de M. Sarkozy, qui s’oppose à cette retranscription. Pour ne pas envenimer davantage la situation, M. Gentil y renonce finalement. Me Herzog et son client, furieux, quittent le cabinet du magistrat et filent à Paris.
Au bout du compte, aucun proxénète n’étant interpellé, « ce sont bien les femmes, tenues de rembourser une dette importante générée par leur immigration clandestine en France, qui subissent seules les conséquences, notamment économiques, des arrestations », conclut le rapport, « sans que les réseaux de traite des êtres humains ne soient jamais inquiétés ».
— [Europe Solidaire Sans Frontières] Cessons de parler de « valeurs chrétiennes »
Même sans prendre en compte ces coûts supplémentaires, la somme consacrée chaque année aux expulsions s’établit à 533 millions d’euros ! Ainsi c’est plus d’un demi-milliard d’euros qui est affecté à cette politique chaque année. En les comparant au nombre de reconduites forcées réalisées chaque année (20 000 en 2008), on constate que chaque expulsion coûte près de 27 000 euros.
Les sommes considérables engagées aujourd’hui par les pouvoirs publics sont un indice des moyens démesurés et disproportionnés employés pour atteindre les quotas d’expulsion fixés chaque année. Coûteuse et à bien des égards inefficace, l’application de la politique du chiffre entraîne nécessairement une réduction des droits des étrangers et des atteintes graves aux droits fondamentaux de la personne humaine.
L’allongement de la durée de rétention, l’augmentation du nombre comme de la taille des centres de rétention, la systématisation de l’enfermement, l’importance des moyens consacrés à la politique du chiffre, révèlent la construction d’une machine administrative à expulser.
"Le cléricalisme est une idéologie qui prône la domination des appareils religieux sur la cité, et produit l’étouffement de la société civile. L’anticléricalisme n’est donc pas la lutte contre la religion, ou contre l’expression des religieux dans la vie de la cité, mais le refus d’un totalitarisme clérical et de sa forme ultime, la théocratie (quand la religion investit totalement l’Etat).
Le confessionnalisme est une idéologie qui prône l’instrumentalisation des appareils religieux par l’Etat. Le confessionnalisme domine dans nombre de pays à majorité musulmane, mais il existe aussi dans notre pays. On trouve en effet des formes de confessionnalisme en France dans la gestion du culte musulman par l’Etat, et dans l’action de certains Etats étrangers sur notre territoire (Algérie, Maroc).
"— [Europe Solidaire Sans Frontières] Regard sur le « P.I.F ». Notes sur l’islam politique en France
“A l’autre bout du spectre, se trouvent 979 personnes, dont le patrimoine dépasse 16 millions d’euros et le revenu fiscal de référence est supérieur à 43 761 euros. Elles représentent 6% des bénéficiaires du bouclier mais s’en sont partagé 63%, soit 368 millions, dont 9 millions d’autoliquidation sur ISF. Dans leur cas, le montant moyen de la restitution atteint 376 134 euros. Un an plus tôt, 5,4% des plus riches bénéficiaires du bouclier 2008 s’étaient déjà partagé 63% de son montant. Parmi les curiosités mises en évidence par Bercy, on notera que 14 personnes disposant d’un patrimoine de plus de 16 millions d’euros ont un revenu fiscal de référence de moins de 3 428 euros et se sont vu rembourser 162 109 euros en moyenne. De qui s’agit-il ? De rentiers et/ou de contribuables recourant massivement aux niches fiscales pour faire baisser le montant de leurs revenus pris en compte dans le bouclier.”
Voilà donc la réalité du dispositif : des miettes pour moins de 9000 contribuables modestes et un énorme gâteau pour les super-privilégiés barbotant déjà dans l’opulence la plus obscène.
"Dans le cadre de cette convention, l’Élysée a versé 1,5 million d’euros à Publifact. A la tête de ce cabinet, Patrick Buisson, ex-directeur du quotidien d’extrême droite Minute et journaliste à LCI. En juillet dernier, il est également devenu conseiller politique de Nicolas Sarkozy, rémunéré à hauteur de 10 000 euros par mois.
La Cour des comptes, dans un rapport publié en juillet 2009, s’étonnait du montant versé, « exorbitant au regard des règles de l’exécution de la dépense publique ». D’autant plus qu’elle avait établi l’absence de mise en concurrence d’entreprises avant la signature : il n’y a tout simplement pas eu d’appel d’offre.
"— Sondages de l’Elysée : plainte pour “délit de favoritisme” | Rue89
La direction de l’École des Beaux-Arts joue sur un terrain dangereux. Dire qu’une œuvre d’art ne peut être installée à l’endroit prévu parce qu’elle « pouvait constituer une atteinte à la neutralité du service public et instrumentaliser l’établissement » est un cas flagrant de censure. Depuis quand les artistes doivent-ils respecter la neutralité, fut-elle celle du service public ?
Dans la manif, une enseignante de l’école, sous couvert d’anonymat, assure que l’attitude de la direction de l’école « illustre bien la période » que traverse l’instiution. « Sauf que cette fois, c’est caricatural et pas intelligent », regrette-t-elle. Toutes les personnes interrogées estiment que le directeur a du recevoir des plaintes, voire des demandes directes de retrait l’oeuvre. Mais on ignore de qui.
Dérangé par l’artiste et Rue89 alors qu’il participait à un cocktail privé dans ses bureaux, le directeur a tourné les talons et refusé de répondre. Puis les vigiles nous ont invité à quitter les lieux.
(via Artiste chinoise censurée : les Beaux-Arts inventent l’art neutre | Rue89)

