Pourquoi je soutiens Florence Pélissier

Bonjour à tous,

je souhaite vous expliquer les raisons qui me feront voter pour Florence lors de l’assemblée générale EE-LV de ce samedi 8 juin 2013 pour désigner notre candidat aux municipales à Paris en 2014.

J’ai rencontré Florence fin 2009, lorsque j’ai commencé à fréquenter les réunions publiques organisées par le groupe local du 14ème arrondissement. J’étais poussé là par l’appel de Cohn-Bendit qui entendait, à l’époque, “faire passer la politique du système propriétaire à celui du logiciel libre”. Le geek en moi était ravi : enfin une organisation politique qui avait compris l’importance du modèle de développement collaboratif issu du monde de l’informatique non commercial. Quels trésors de libertés, d’initiatives et d’innovations sociales pouvait-on espérer avec de telles prémices ? Pour la première fois, j’envisageais donc de me frotter à la politique.

J’étais ravi, lors de ces premières réunions auxquelles je participais, de constater que personne ne me demandait d’adhérer à quoi que ce soit, il s’agissait d’individualités qui s’agrégeaient, au niveau local, Verts ou pas Verts, transfuges d’autres partis encore indécis, militants associatifs ou simples curieux comme moi. Wow, de la politique autrement, pour de vrai !

Parmi la poignée des membres les plus actifs du groupe, j’ai tout de suite remarqué Florence, pour sa gentillesse, son ouverture d’esprit, son humour, son accueil toujours chaleureux (que de réunions organisées chez elle !), et pour cet étonnant entrain à débattre de n’importe quel sujet, faisant preuve à ces occasions d’une culture générale qui forçait le respect. 

J’ai fini par adhérer au nouveau mouvement EE-LV. Florence fut l’une des raisons de cette adhésion, de même que l’infatigable Pierre Bissery. Avec une équipe pareille tout juste élue à la tête du groupe local, on allait faire de grandes choses ! Pour ma part, je fus élu comme représentant du groupe local au Conseil Parisien. 

Et quel choc : être confronté aux réalités d’un parti politique ! Malgré les tensions qui affleuraient pour la préparation des prochaines élections nationales, Florence et Pierre ont su préserver une excellente ambiance dans le groupe local, et j’étais impressionné par l’énergie qu’ils consacraient à faire vivre et grandir notre petit groupe.

A mon humble avis, Florence et Pierre ont réalisé un énorme travail au niveau local pour faire vivre et prospérer le groupe malgré les tourmentes. Et il y en a eu, des tourmentes. La désastreuse campagne pour l’élection présidentielle, la campagne des législatives en demi-teinte, l’accord avec le PS, l’incompréhension grandissante de nombre de militants locaux… autant de “séquences” qui ont démotivé beaucoup de bonnes volontés et de nouveaux venus. Moi y compris : je ne venais plus aux réunions, j’étais assez dégoûté par tout ce que j’avais entendu lors des Conseils Parisiens, ou plutôt par tout ce qui ne s’y disait pas.

Et puis il y a quelques mois Florence me dit qu’elle envisage de se présenter aux municipales à Paris. Nous en parlons toute une soirée. Je m’aperçois alors de ce quelque chose qui m’avait tant choqué pendant ces deux années à fréquenter de l’intérieur un parti politique : les militants “de base”, comme on dit quand on estime être au-dessus d’eux, ceux qui s’investissent sur le terrain, qui se lèvent le dimanche matin pour distribuer des tracs, ceux qui paient leur adhésion pour faire vivre financièrement le parti, ceux-là, comment font-ils entendre leur voix, au final, là-bas tout en haut, à la “tête” du parti ? Et parmi eux, ceux qui ont le courage de devenir secrétaires de groupe, qui prend la peine de les remercier ? De simplement leur dire “bravo, vous faites un travail énorme !” ?

Ah, les motions, ça, on en entend parler… Tout le temps. Et la fréquentation des listes de discussion suffit à se rendre compte à quel point ces querelles de clochers, qui cachent mal les ambitions personnelles de certains, épuisent peu à peu les adhérents sincères, qui sont venus ici parce qu’ils croient en une écologie concrète, capable de faire évoluer la société dans le bon sens, et non pour alimenter des petites guerres d’égo ou des manoeuvres “entre copains” en coulisses. 

J’ai adhéré à nouveau à EE-LV en 2013, parce que je suis persuadé que Florence Pélissier est tout à fait capable de briser ce plafond de verre qui sépare la conscience militante et sincère des adhérents de la tête de pont du navire écolo.

J’étais au théâtre Dejazet vendredi dernier, je crois sincèrement que tous les candidats qui s’y sont présentés sont dignes de notre confiance et peuvent représenter EE-LV avec un succès certain. Mais je n’en ai vu qu’un, ou plutôt qu’une, qui me semblait réaliser concrètement, dans son discours comme dans ce qui effleurait de sa personnalité, ce fameux rêve de “la politique autrement” que nous entendons incarner.

Il n’est pas trop tard, la PRGisation n’est pas notre horizon, la politique entre professionnels-de-la-politique n’est pas notre rêve. Notre parti peut encore devenir ce mouvement à la fois populaire dans ses thématiques et original dans ses réflexions, à la fois bienveillant dans son approche de la société (et de ses minorités) et audacieux par les solutions qu’il propose. 

Bref, nous pouvons encore construire une société véritablement conviviale, et je suis persuadé que Florence est la meilleure d’entre nous pour mener cette aventure à l’échelon de Paris. Comme elle l’a dit lors de ses interventions vendredi dernier : “donner à voir que nous sommes le parti qui ose renouer avec l’utopie et la rendre concrète.”

http://florencepelissier.wordpress.com/

(Texte initialement publié le mardi 4 juin 2013 sur la liste de discussion EE-LV Paris.)

"C’est ce qui s’appelle une candidature surprise. Elle n’a d’ailleurs quasiment pas été couverte par les médias. @flopcb"

Florence Pélissier-Combescure, 3e candidate EELV pour 2014 à Paris :: Paris Evous ::

Au niveau inférieur de la gare, je me suis fait accoster par une femme en panique, qui avait un train à prendre et qui me demandait où se trouvait la gare, car rien de ce qui l’entourait ne ressemblait à l’idée qu’elle s’en faisait :  « parce que là on est dans un espèce de centre commercial… ».
(via Le dernier blog » Blog Archive » Campagne anti-pub à la gare Saint-Lazare)

Au niveau inférieur de la gare, je me suis fait accoster par une femme en panique, qui avait un train à prendre et qui me demandait où se trouvait la gare, car rien de ce qui l’entourait ne ressemblait à l’idée qu’elle s’en faisait :  « parce que là on est dans un espèce de centre commercial… ».

(via Le dernier blog » Blog Archive » Campagne anti-pub à la gare Saint-Lazare)

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"Pourquoi voter pour une candidate dont le parti s’engage, six mois avant l’élection, sur un programme de gouvernement avec le parti d’un autre candidat qui a, lui, toutes les chances de l’emporter ? C’est illisible. Autant voter pour celui qui mettra en œuvre le programme."

Erreur de casting ou mauvais scénario ? | Jacques Boutault - le blog