"Evidence for the rise in narcissism continues to come up in research and news. A study by psychologist Dr. Nathan DeWall and his team found “a statistically significant trend toward narcissism and hostility in popular music” since the 1980s. Shawn Bergman, an assistant professor of organizational psychology at Appalachian State University in Boone, North Carolina notes that “narcissism levels among millennials are higher than previous generations.” Researchers at Western Illinois University measured two socially disruptive aspects of narcissistic personalities — grandiose exhibitionism and entitlement/exploitativeness. Those who had high scores on grandiose exhibitionism tended to amass more friends on Facebook. Buffardi and Campbell found a high correlation between Narcissistic Personality Inventory (NPI) scores and Facebook activity. Researchers were able to identify those with high NPI scores by studying their Facebook pages."

The Internet ‘Narcissism Epidemic’ - Bill Davidow - The Atlantic

"Les réseaux, outils de l’instant, vecteurs du concentré, nous lient aux autres sans nous lier. Ils nous abreuvent de ragots parfois drôles, et parfois même utiles. Formidables instruments d’autopromotion, ils encombrent notre quotidien plus qu’autre chose. Nous y sommes addictés. Un seul instant nous ne pourrions vivre sans eux. Quel succès, n’est-ce pas, que d’avoir atteint les 5000 amis sur Facebook? Je vous assure, ce sont des amis, vraiment des amis. Des amis poids-plume. Ils sont “safe”, nous n’avons pas à les rencontrer, à boire un café, à leur parler de nos soucis, à écouter patiemment le récit des leurs. Ils sont tous là, sur l’écran, tard dans la nuit, tôt le matin. Vous éteignez l’écran, et ils ne sont plus là. Ils nous protègent de la solitude… mais nous laissent seuls. Liés à eux par l’image, la meilleure qu’ils aient d’eux-mêmes, la meilleure que nous donnions de nous, et par quelques mots, ici et là, cliqués à la légère. “J’aime”, mot si doux sur Facebook… Mais aimer sans s’investir, sans échanger, aimer sans s’aimer, est-ce de l’amour? Oui, oui, c’est de l’amour de pacotille, mais de l’amour quand même. Dire que même l’amour a changé… J’aime mais je suis libre. J’aime sans toucher, ni sentir, et sans voir vraiment."

Esther Benbassa: Vu du Sénat # 23: La liberté sur internet, c’est quoi au juste?

In sum, I’m enjoying my life sans Facebook, and I imagine I’ll enjoy it even more now that Facebook wants to make it even easier to invade my personal space without real value in return. Maybe it will be useful for dating, but I have zero interest in this.

I just want a place to hang out with real friends. It turns out that there’s an even better place to do this than Facebook. It’s called “the real world.”

"Sure, there’s a social networking aspect to it, but Google Plus is really Google’s version of Google. It’s the groundwork for a level of search quality difficult to fathom based on what we know today. It’s also the Borg-like hive-queen that connects all the other Google products like YouTube, Google Maps, Images, Offers, Books, and more. And Google is starting to roll these products all up into a big ball of awesome user experience by way of Google Plus, and that snowball is starting to pick up speed and mass."

Plus-One This: Proof That Google Plus Will Prevail | Fast Company

God, you need to delete this page.

God, you need to delete this page.

"Whether it’s a hipster statement, like not owning a TV, or an attempt at privacy in the allegedly post-privacy age, people without Facebook accounts are definitely in the minority. What do you think when you meet someone (in real life, presumably) who doesn’t have one? Do they tend to be holier-than-thou? Weird? Secretive? Or just totally normal folks who don’t dig Facebook for one reason or another? Do you think there’s a stigma?"

What Do You Think of People Without Facebook Accounts?

Seeking to explain this phenomenon, the researchers compared posting quick Facebook updates to quick hits of food. “Similar to a snack temporarily reducing hunger until the next meal, social snacking may help tolerate the lack of ‘real’ social interaction for a certain amount of time,” the Berlin team wrote in the journal Social Psychological and Personality Science.

“Without Facebook, without Twitter, without Youtube, this would not have happened.”

Wael Ghonim’s 60 Minutes Interview: Egypt’s New Age Revolution (par ReaderSupportedNews)

"This appetite for personal data reflects a fundamental truth about Facebook and, by extension, the Internet economy as a whole: Facebook provides a free service that users pay for, in effect, by providing details about their lives, friendships, interests and activities. Facebook, in turn, uses that trove of information to attract advertisers, app makers and other business opportunities."

Selling You on Facebook - WSJ.com

"First, it turns out there are segments of Facebook power users who contribute much more content than the typical user. Most Facebook users are moderately active over a one-month time period, so highly active power users skew the average. Second, these power users constitute about 20%-30% of Facebook users, but the striking thing is that there are different power users depending on the activity in question. One group of power users dominates friending activity. Another dominates ‘liking’ activity. And yet another dominates photo tagging."

Why most Facebook users get more than they give | Pew Research Center’s Internet & American Life Project

"The crazy, chaotic, idealistic days of the Internet are ending. Once, the Prairies were open and shared by everyone. Then the farmers arrived and fenced them in. The same is happening to the Internet: Apple, Amazon and Facebook are putting up fences — and Google is increasingly being left outside."

Google is powerful now, but Amazon, Facebook, and Apple are taking over | Business | TIME.com

Pris dans le buzz : plus de 18 000 visites en un jour.

Bah voilà, j’ai trébuché dans le buzz. Hier matin, mes 3 photos un peu pourries du siège parisien de la HADOPI, taggué par Anonymous, publiées sur ce blog, ont vite fait de faire le tour du web francophone. 

Habituellement, ce site que j’alimente presque tous les jours avec des extraits d’articles, des photos, parfois des textes de mon cru, culmine entre 5 et 10 visiteurs journaliers. Hier, lundi 30 janvier, j’ai atteint le chiffre exorbitant de 18 734 visiteurs uniques. Et une requête Google permet de constater que de très nombreux sites ont consacré un article à la news, en reprenant mes photos, depuis des blogs d’internautes jusqu’à des sites d’info “mainstream” comme LeMonde.fr, Numerama, LeParisien.fr ou encore LeFigaro.fr, en passant par tout un tas de forums spécialisés. J’ai même eu droit à la rubrique “Faits marquants” de Wikipedia.fr paraît-il :)

Comment le buzz s’est-il répandu ? La réponse tient en deux mots bien connus : réseaux sociaux. 

Hier matin, en rentrant chez moi après avoir pris ces photos, je les envoie d’abord sur deux ou trois listes de discussion auxquelles je participe (dans les 800 inscrits en tout), et puis ensuite sur mon compte Facebook (300 amis environ). Et puis vers 10h30, je publie le petit article sur ce Tumblr, histoire de laisser une trace de ma paternité des photos, juste au cas où. Quelques amis “font tourner” mon tweet annonçant l’article et quelques autres me demandent, par e-mail, s’ils peuvent diffuser les photos sur leurs propres réseaux.

Parmi mes amis twitteurs, certains sont suivis par des journalistes de médias online parce qu’ils ont des fonctions dans le parti politique auquel j’adhère moi aussi, notamment parce que c’est un parti qui a un discours clair sur les libertés numériques (pour être tout à fait précis, je suis même membre de sa commission Partage 2.0).

Vers 13h, Rue89 est le premier média à se faire l’écho, sur Twitter, de mon article et de mes photos. Entre temps j’ai aussi relayé l’article sur mon mur Facebook, et une poignée d’ami-e-s l’ont déjà partagé sur leurs murs respectifs, ainsi que sur mon compte Google+, mais là c’est le calme plat, comme d’habitude.

Mais à partir du moment où Rue89, très suivi sur Twitter avec presque 230 000 “followers”, s’en fait le relais, c’est comme une traînée de poudre qu’on aurait allumée. Pendant toute la journée je ne vais cesser de recevoir des alertes sur mon iPhone : je suis retweeté à mort, j’ai plein de nouveaux “followers”, mon Facebook est rempli de commentaires (ça j’ai plus l’habitude tout de même), et sur Tumblr, le module de gestion des commentaires, géré par Disqus, enregistre des tas de réactions à la suite de l’article. La “fièvre” va durer ainsi jusqu’à minuit environ. Grosso modo, sur une douzaine d’heures, soit une moyenne de 1 500 visiteurs uniques par heure, ou encore 25 visiteurs à la minute. 

D’où viennent tous ces visiteurs d’hier ? Grâce à Google Stats, j’ai pu retracer tout ça, et voici les 10 premiers sites référants :

  • 6 600 visiteurs venus de Facebook
  • 2 738 visiteurs venus de Twitter
  • 2 250 visiteurs en accès direct
  • 907 visiteurs depuis Google +
  • 857 visiteurs depuis Jeuxvideos.com
  • 620 visiteurs depuis LeFigaro.fr
  • 608 visiteurs depuis Korben.info
  • 596 visiteurs depuis rue89.com
  • 360 visiteurs depuis Clubic.com (sans doute sur les forums)
  • 317 visiteurs depuis spi0n.com (qui indique Korben.info comme sa source)

A eux deux, Facebook et Twitter ont donc généré pratiquement 10 000 visiteurs, plus de la moitié du nombre total de visiteurs ! Je remarque aussi que LeFigaro.fr est très bien placé, avant Rue89 qui fut l’un des premiers sites d’info à publier une news reprenant mes photos et un lien vers mon blog. La plupart des autres sites internet de quotidiens et magazines français sont loin derrière, avec moins de 100 visiteurs uniques.

Je remarque enfin deux ou trois choses. L’information a été reprise telle quelle sur la plupart des sites, qui se sont visiblement copiés les uns les autres, et quasiment aucun n’a fait mention du petit dialogue entre l’employé de la HADOPI et moi-même, que j’avais retranscrit dans mon article. J’avais pris soin de préciser que les photos étaient sous licence Creative Commons : la très grande majorité des sites internet ont respecté cette licence, en la mentionnant sous les photographies, avec mon nom et un lien vers mon article. 

Et enfin, sur les 70 commentaires en un jour à la suite de l’article, il y en a eu deux pour crier au “fake” (les photos seraient fausses). C’est ce qui m’a le plus amusé dans toute cette petite expérience. Le reste des commentaires est plus intéressant (à la suite de l’article ou sur les pages des sites d’information) avec un débat sur l’utilité d’une telle action de la part des Anonymous. Certains pensent en effet que ça nuirait à la cause, parce que tagguer des murs ce serait faire preuve de violence gratuite. Je ne suis pas d’accord avec ça et j’ai participé à la discussion dans les commentaires. 

L’air de rien, je suis content d’un truc : grâce à ce petit buzz de début de semaine, pas mal de gens savent aujourd’hui à peu près en quoi consiste la licence Creative Commons. Et ça, c’est vachement intéressant.