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Avatar n’est pas le premier film possédant une fibre écologique. Sans remonter trop loin dans l’histoire du cinéma, on se souvient de La forêt d’émeraude de John Boorman qui, déjà en 1985, évoquait les ravages de la civilisation à l’encontre des populations de la forêt amazonienne.

Avant lui, en 1980, un film avait créé l’événement: Les dieux sont tombés sur la tête. Ce long-métrage marquait durablement les esprits en prétendant montrer la rencontre entre deux cultures qui n’auraient jamais dû se connaître. Bien qu’il ait été montré à maintes reprises que la tribu Bushman décrite dans le film ne vivait plus de façon traditionnelle depuis longtemps, Les dieux sont tombés sur la tête reste un des films symbole d’une écologie politique qui prône la décroissance et la critique d’un progrès synonyme de pollution.

Par la suite, on assiste à un regain d’expériences visuelles prônant cette tendance à marquer un temps d’arrêt dans une course technologique folle: le documentaire presque psychédélique Koyaanisqatsi en 1982 puis Powaqqatsi en 1988, suivi par le dernier opus de la trilogie Naqoyqatsi en 2002 sont peu connus du public, mais continuent de susciter un grand enthousiasme du côté des mouvements en faveur de la décroissance, voire de la fin du capitalisme.

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«Avatar» pas très écolo | slate