L’administration Obama avait bien juré de faire appliquer à la lettre la loi fédérale d’accès à l’information (Freedom of Information Act), de rendre publique toute information d’intérêt public. Elle aura mis quatre mois à trahir sa parole, passée l’investiture de janvier 2009. Sécurité nationale, encore et toujours. WikiLeaks surgit alors et tourne à plein régime. La suite est connue mais pas finie. Et aucune démocratie, si grande soit-elle, ne peut plus espérer taire des pratiques qui bousculent sa réputation.
Trente ans après la divulgation des «Papiers du Pentagone» sur la guerre du Vietnam par le New York Times, les Etats-Unis se croyaient-ils à l’abri d’une nouvelle fuite d’envergure, en pleine mise en question de leur politique étrangère?
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