Plotkin commence par examiner les conditions de réception du freudisme en Argentine. Avant l’introduction de l’analyse freudienne, les Argentins se passionnaient déjà pour les rêves, l’hypnose, les questions sexuelles et la psychothérapie. Le freudisme leur est apparu comme la réponse « scientifique » et moderne à ces intérêts. Les psychiatres l’ont adopté sans beaucoup de réticences.
Plotkin présente ensuite l’histoire du Mouvement psychanalytique argentin. La première association a été créée en 1939 par Juan Beltran, professeur à l’Académie militaire et à l’Université de Buenos Aires. Beltran était « proche de la droite catholique et des groupes militaires antidémocratiques. […] Il considérait la psychanalyse comme un outil éducatif destiné à maintenir l’ordre social » (p. 63s).
"— Une note de lecture de Jacques Van Rillaer - Le blog de Michel Onfray
